L’INFLUENCE DES PRIMES EX-ANTE ET DES PRIMES EX-POST SUR LA MOTIVATION AUTONOME AU TRAVAIL : LE RÔLE MÉDIATEUR DE LA SATISFACTION DES BESOINS FONDAMENTAUX ET DE LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE PERÇUE
Mots-clés:
motivation, primes ex-post, primes ex-ante, besoins, justice organisationnelleRésumé
Cette recherche se propose d’analyser l’influence
de primes variables individuelles sur la motivation
autonome au travail. Dans ce but, elle examine le rôle
médiateur de la satisfaction des besoins fondamentaux
et de la justice organisationnelle perçue. Les résultats
issus d’analyses de régressions multiples réalisées
sur un échantillon de 577 salariés montrent que les
primes ex-ante et ex-post agissent positivement
sur la motivation, mais à des degrés différents. Par
ailleurs, les primes ex-post auraient un pouvoir
explicatif légèrement supérieur de la motivation
autonome au travail, en comparaison aux primes
ex-ante. Les résultats montrent aussi que lorsque les
trois besoins fondamentaux sont simultanément pris
en considération dans un même modèle de régression,
seules la satisfaction du besoin d’autonomie et la
satisfaction du besoin d’appartenance sociale sont
associées à la motivation autonome au travail. La
satisfaction des trois besoins fondamentaux joue
aussi un rôle de médiation entre les primes ex-post
et la motivation, mais pour les primes ex-ante, seule
la satisfaction du besoin d’autonomie médiatise sa
relation avec la motivation autonome au travail.
Pour la justice organisationnelle perçue, lorsque
ses trois dimensions sont simultanément prises en
considération dans un même modèle de régression,
seules la justice procédurale et la justice interactionnelle sont associées à la motivation. En revanche, les
dimensions de la justice jouent un rôle de médiation
totale entre les primes ex-ante et la motivation et un
rôle de médiation partielle entre les primes ex-post et
la motivation autonome au travail.


