SUR L’HÉTÉRODOXIE SOUTENABLE EN SCIENCES SOCIALES : REGARDS CROISÉS SUR LES ITINÉRAIRES DE JAMES G. MARCH ET D’ELINOR OSTROM1

Auteurs

  • est professeur en sciences de gestion à l’Ecole Polytechnique où il est président du département « Humanités et sciences sociales » et chercheur au CRG. Ses domaines de recherches portent sur la conception et la diffusion des outils et des modèles de gestion dans une perspective historique et anthropologique, ainsi que sur les questions d’épistémologie et méthodologies en science de gestion.
  • économiste et gestiologue, a été en poste dans les universités d’Amiens et de Montpellier et dans un organisme international. Thématiques : finance et stratégies des firmes et groupes (notamment agro-alimentaires), gouvernance, RSE, DD, communs. Il est initiateur et coordinateur du programme FAS (Finance and Sustainability) et du forum « Finance – biens communs »

Mots-clés:

épistémologie, science économique-gestion, James March, Elinor Ostrom

Résumé

Tout processus d’innovation, dans le domaine des sciences et techniques, comme dans celui des cultures et des sociétés, procède selon une démarche incrémentale ou selon une démarche plus drastique, conduisant à une innovation dite « de rupture ». Dans le domaine des sciences économiques et de gestion (SEG), cette dualité est encore plus affirmée, du fait de la « performativité » du discours scientifique lui-même Les véritables innovateurs, non seulement utilisent de nouveaux concepts et schémas d’analyse, et donc partent d’une position dite hétérodoxe, mais doivent les éprouver, sur une période significative, à travers de multiples formes et méthodes de validation, ce que nous appellerons une « hétérodoxie soutenable ». Les itinéraires scientifiques de James March et d’Elinor Ostrom correspondent bien à cette situation

Publiée

2022-11-26

Numéro

Rubrique

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