vTRAVAILLER AU SEIN D’UN POLE DE COMPÉTITIVITÉ OUVRE-T-IL DES PERSPECTIVES DE CARRIÈRE AUX CHERCHEURS ?
Mots-clés:
: pôles de compétitivité, boundaryless careers, compétences de carrière, mobilité psychologiqueRésumé
L’objet de cet article consiste à étudier l’influence
de l’insertion dans un pôle de compétitivité sur le
regard que les chercheurs portent sur leur carrière. Il
s’attache à observer comment cette influence s’exerce et quels sont les facteurs qui sous-tendent ces perceptions. Le travail s’appuie sur le cadre théorique
des boundaryless careers (Arthur et rousseau,
1996). Deux de ses dimensions ont été plus particulièrement étudiées : les compétences individuelles
de carrière (knowing, DeFillippi et Arthur, 1996) et
la mobilité psychologique (sullivan et Arthur,
2006).
une recherche exploratoire a été menée sous la
forme d’entretiens auprès de 42 chercheurs qui travaillent dans des organisations adhérentes à
Minalogic, pôle de compétitivité mondial de la
région grenobloise. Les résultats sont synthétisés
dans une typologie qui classe les individus selon
l’influence perçue par la présence du pôle de compétitivité d’une part sur leurs compétences de carrière et d’autre part sur leur mobilité psychologique.
Quatre catégories sont ainsi mises en exergue : les
indifférents, les veilleurs, les épargnants et la « pole
position ». Le projet professionnel, la participation
ou non aux activités soutenues par le pôle et le
domaine technologique dans lequel ils travaillent
expliquent principalement pourquoi les chercheurs
intègrent différemment la dimension liée au pôle de
compétitivité dans leurs représentations de carrière


