Les relations interpersonnelles et les trajectoires de vie de responsables de services en PME : un cas de conflit entre le DRH et le responsable d’un service productif dans une PME en croissance

Auteurs

  • Aysylu VALITOVA
  • Dominique Besson lille

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https://doi.org/10.54695/grhu.136.0051

Mots-clés:

Conflits, PME, école de Palo-Alto, relations interpersonnelles, habitus

Résumé

Nous visons dans cet article à construire un canevas théorique d’analyse des conflits au travail qui évite l’écueil du formalisme organisationnel, de la pure approche psychologique (« psychologisme ») mais aussi du sociologisme. A partir d’un survol rapide de travaux sur les conflits, nous soulignons deux de leurs points communs. D’une part, la plupart des analyses se concentrent sur les causes de conflit. D’autre part, presque tous les auteurs considèrent qu’il y a conflit seulement si les protagonistes ont conscience du conflit. Ces deux caractéristiques nous semblent entraver les analyses de conflits, tant par les protagonistes que par les chercheurs, pour les raisons que nous expliquons ci-dessous (première section).
C’est pourquoi nous construisons une approche du conflit comme un processus basé en premier lieu sur les comportements communicationnels humains (interpersonnels), et non pas principalement ni sur des facteurs organisationnels ou sociologiques, ni sur les causes de conflit. Les dynamiques relationnelles elles-mêmes constituent des processus d’escalade : des enchaînements ou encore des surenchères qui aggravent le conflit et dont les protagonistes ne sont pas totalement conscients et qu’ils ne peuvent pas maîtriser.
Dans notre structure conceptuelle, les comportements interpersonnels sont considérés d’abord par le cadre analytique de la communication interpersonnelle de « l’Ecole de Palo Alto » (EPA), principalement Paul Watzlawick et al. (1972, 1975)…

Publiée

2025-06-04

Numéro

Rubrique

Articles