ÉvalUation de l’iMpact financieR deS bactÉRiÉMieS noSocoMialeS

Auteurs

  • M. Pirson Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • A. DErvAux Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • D. MArTins Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • v. BiLoquE Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • L. Di PiErDoMEniCo Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • M. LECLErCq Centre Hospitalier régional du val de sambre
  • C. DELo Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • u. Eryuruk Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles
  • P. LECLErCq Centre de recherche en Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, Ecole de santé Publique, université Libre de Bruxelles

Mots-clés:

Événements indésirables, septicémies, bactériémies, coûts, DRG

Résumé

contexte : Il existe peu de données récentes sur l’impact financier des bactériémies nosocomiales en Belgique et en Europe. objectif : Évaluer l’impact financier des bactériémies nosocomiales dans un hôpital général au cours du temps. Méthode : Les données de laboratoire ont été la source d’information utilisée pour identifier les patients ayant eu une bactériémie nosocomiale. Les coûts ont été calculés selon la perspective hospitalière. Résultats : Le taux de bactériémies nosocomiales varie entre 0.34% et 0.58% selon l’année étudiée. Les taux les plus importants sont observés chez les patients admis pour des pathologies liées aux systèmes circulatoire, respiratoire ou du système musculo-squelettique. L’augmentation de la mortalité des cas varie entre 21 et 30%. L’augmentation de la durée de séjour des cas varie entre 21 et 32 jours. L’augmentation des coûts varie entre €17 711 et €24 510 par patient. L’augmentation des coûts liés aux actes médicaux varie entre €3 492 et €5 033. En ce qui concerne les produits pharmaceutiques, l’augmentation varie entre €3 446 et €6 367, ce qui est expliqué par une consommation d’antibiotiques coûteux. Excepté en 2006, chaque cas génère une perte pour l’hôpital variant de €1 427 à €10 588€ par patient. L’ensemble des cas ont généré pour l’hôpital une perte de €41 039.10 en 2003, de €217 091.24 en 2004 et de €376 808.50 en 2008. conclusion : Ces résultats devraient stimuler, une réflexion sur l’importance des mesures de prévention afin de réduire le taux des infections nosocomiales.

Publiée

2022-12-09

Numéro

Rubrique

Articles