Évaluation des coûts de la prématurité en France

Auteurs

  • chu dijon bourgogne, délégation à la recherche clinique et à l’innovation, usMr, F-21000 dijon
  • Laboratoire d’economie de dijon, université bourgogne Franche-comté, eA 7467, dijon, France
  • inserm, cic1432, dijon, France ; dijon university hospital, clinical investigation center, clinical epidemiology / clinical trials unit, dijon, France
  • chru dijon, service de biostatistiques et d’information Médicale (diM), dijon, F-21000, France ; université de bourgogne, dijon, F-21000, France
  • centre d’etude périnatale de l’océan indien (eA 7388), chu de La réunion, France
  • Laboratoire d’economie de dijon, université bourgogne Franche-comté, eA 7467, dijon, France

Mots-clés:

prématurité, Analyse économique, coûts médicaux, prévention, bases de données médico-administratives

Résumé

Objectifs : evaluer les coûts associés à la prise en charge médicale des grands prématurés (≤ 32semaines d’aménorrhée : sA) en France, dans la première année de vie, du point de vue de l’Assurance Maladie. comparaison aux coûts associés aux autres naissances prématurées (33-37 sA) et à terme (≥ 37 sA). Méthode : extraction des données médicales et de remboursements issues du système d’information national de l’Assurance Maladie (sniirAM) de l’ensemble des naissances en 2009- 2010. description et comparaison des distributions de coûts à l’aide du test statistique MannWhitney. Résultats : extraction de 467 106 naissances au final, dont 0,71 % de grands prématurés, sur 4,96 % de prématurés au total (< 37 sA). Les séjours hospitaliers des grands prématurés (resp. l’ensemble des prématurés) représentaient 14% (resp. 26%) du coût total hospitalier. Les coûts moyens associés étaient 25 foissupérieurs(resp. 7) à ceux des naissances à terme. L’ensemble des soins non-hospitaliers des grands prématurés représentaient 3% (resp. 10%) du coût total non-hospitalier. Les coûts moyens associés étaient 5 fois supérieurs (resp. 2 fois) à ceux des naissances à terme. Les résultats révèlent une relation inverse significative entre les coûts et l’âge gestationnel à la naissance, et d’importantes différences en termes de consommation de soins des grands prématurés comparés aux naissances à terme. Conclusion : cette étude du coût de la prématurité en France constitue un premier travail permettant de justifier sur le plan médico-économique la nécessité d’améliorer la prévention de la prématurité et de ses conséquences.

Publiée

2022-11-30

Numéro

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