Méta analyse en réseau et évaluation de l’efficience des traitements de la polyarthrite rhumatoïde par anti TNF-alpha utilisant un modèle bayésien intégré

Auteurs

  • R. Launois French network for evaluation in Health economics
  • J.-G. Le Moine French network for evaluation in Health economics
  • TMT HuynH French network for evaluation in Health economics

Mots-clés:

Polyarthrite rhumatoïde, anti-TnF-α, méta-analyse en réseau, bénéfice monétaire net, analyse d’impact budgétaire

Résumé

Contexte : 80% des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde ne répondent pas aux traitements à base de méthotrexate et font l’objet d’une prise en charge par anti TnF-α. Objectifs : Cette étude se propose d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des biothérapies utilisées en seconde ligne de traitement sur les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde modérée ou sévère dont la réponse aux traitements conventionnels est inadéquate, d’estimer leur efficience respective et d’estimer l’impact budgétaire des traitements mis en œuvre. Méthode : une revue systématique de la littérature disponible entre 1999 et 2013 a été faites en respectant les recommandations Prisma. La synthèse quantitative des résultats publiés dans les essais randomisés retenus a fait l’objet d’une méta-analyse en réseau. un modèle de Markov a été développé pour retracer l’évolution de la pathologie sous traitement et le parcours de soins des malades. Les consommations de biens et services médicaux ont été extraites d’une étude observationnelle dont les résultats ont alimenté l’analyse cout efficacité et le modèle d’impact budgétaire. Résultat : La méta-analyse montre des différences significatives sur le critère aCR 20 des biothérapies par rapport au méthotrexate mais aucune différence significative entre les biothérapies sur la base de ce même critère. L’analyse cout efficacité révèle que l’adalimumab se situe sur la frontière des meilleurs traitements financièrement acceptables en deçà du seuil de 1,715 € et qu’au-delà, c’est l’etanercept qui est le meilleur traitement. Le modèle d’impact budgétaire montre que le remplacement de l’etanercept par des molécules plus onéreuse et moins efficace couterait à la collectivité 28 millions d’euros en cinq ans.

Publiée

2022-12-01

Numéro

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