LE SYNDROME DE LA « FEMME PARFAITE » Et si le sentiment de culpabilité générait l’inégalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les entreprises françaises ?

Auteurs

  • • Maître de conférences ès Sciences Economiques à l’Université de Bretagne Sud, Directrice de l’IMABS (Institut de Management de Bretagne Sud), membre du laboratoire IREA-EA4251, Campus Tohannic BP 573, 56017 Vannes Cédex
  • Maître de conférences, Habilité à Diriger des Recherches ès Sciences de Gestion à l’IMABS (Institut de Management de Bretagne Sud), Université de Bretagne Sud, membre du laboratoire IREA-EA 4251, Travaux portant sur la qualité de vie au travail, la relation travail hors travail et l’implication des personnes. Auteur de plusieurs articles notamment sur le thème de l’articulation vie personnelle et vie professionnelle, dans des revues classées, ainsi que de nombreux chapitres et ouvrages. Institut de Management de Bretagne-Sud (IMABS), Campus Tohannic BP 573, 56017 Vannes Cédex
  • • Professeure des Universités à l’IGR-IAE de l’Université de Rennes 1, Chercheure au CREM (UMR CNRS 62 11), Chercheure associée à l’IREA-EA 4251 - UBS, 11 rue Jean Macé, CS 70803 Rennes Cedex 7

Mots-clés:

égalité professionnelle hommes-femmes, sentiment de culpabilité, accords d’entreprise, rôles sexués, conflit travail-famille

Résumé

Cette communication découle d’une intuition : et si le sentiment de culpabilité des femmes générait l’inégalité professionnelle en France ?
Cette intuition nous amène à poser une question de recherche qui nous conduit, dans un premier temps, à interroger le concept de sentiment de culpabilité et à analyser si la littérature perçoit ce sentiment comme un vecteur d’inégalité professionnelle potentiel entre les hommes et les femmes. Dans un second temps, nous cherchons à identifier si les entreprises partagent notre intuition et intègrent dans leurs accords « égalité professionnelle » des actions susceptibles d’avoir un impact sur le sentiment de culpabilité des femmes au travail. L’analyse de 48 accords « Égalité professionnelle » d’entreprises françaises conclus en 2011 et 2012 montre qu’aucun accord n’évoque directement le sentiment de culpabilité des femmes pour lutter contre l’inégalité professionnelle. En revanche, elle montre que les organisations agissent indirectement sur ce sentiment par le biais d’actions qui visent à faire évoluer les attentes sociales à l’égard des femmes, les rôles sexués attribués aux uns et aux autres, et à limiter les conflits travail-famille des individus au travail.

 

Publiée

2023-01-15

Numéro

Rubrique

Articles