For a redesign of Tunisian-European relations or how to enable Tunisia be successful in its economic transition
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https://doi.org/10.54695/mm.237.01.735Mots-clés:
Tunisie, Union Européenne, Politique de voisinage, Accord d’association, ALECA, Démocratie, Réformes économiques, Pré-adhésion.Résumé
Les relations entre la Tunisie et l’Union Européenne se limitent à une
convergence d’intérêts commerciaux régis par la mise en place, avant 1995,
de nombreux accords préférentiels, par l’établissement d’une zone de libre
échange depuis, et, enfin, par la négociation actuelle d’un futur accord de
libre échange complet et approfondi (ALECA).
Depuis la révolution de 2011, la Tunisie est bien souvent présentée comme
étant l’exception du monde arabe. Pays ouvert, statut de la femme, avènement
de la démocratie, respect des droits de l’homme sont autant d’acquis de la
Tunisie qui véhiculent les valeurs tant défendues par l’Europe. Il s’ensuit
que la réussite de la Tunisie ne manquera pas de produire des externalités
positives sur l’ensemble de la zone euro-méditerranéenne.
Néanmoins, les difficultés économiques actuelles de la Tunisie risquent
de tout remettre en cause. En effet, la Tunisie fait face actuellement à
d’importants déséquilibres financiers importants nécessitant la mise en
place de multiples réformes. A cet égard, l’Union Européenne est appelée à
dépasser l’approche actuelle et à s’orienter vers l’établissement d’une relation
spécifique avec la Tunisie qui dépasse le cadre strictement commercial et
d’en faire un pays en pré-adhésion sans toutefois aller jusqu’à l’adhésion.
Cette étude a pour objectif de proposer un nouveau cadre pour le futur
partenariat UE-Tunisie, de définir une stratégie qui reflète l’ampleur et
la profondeur des relations privilégiées et de répondre, à plus long terme,
aux ambitions partagées pour le futur qui vont au-delà de la politique
européenne de voisinage révisée.
Au delà des aspects économiques, l’ancrage de la Tunisie à l’Europe
constitue, d’une part, pour cette dernière, une pièce maîtresse pour la
stabilité de la région, sa zone d’influence et sa périphérie de voisinage,
et d’autre part, pour la Tunisie, un gage de sécurité et de stabilité de ses
nouvelles institutions démocratiques.