La dimension ethnico-confessionnelle et tribale des forces armées : facteur de puissance ou source de déstabilisation pour les États arabes ?
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https://doi.org/10.54695/mm.231.01.652Résumé
Les révoltes qui ont ébranlé le monde arabe ont contribué à porter un
regard plus approfondi sur ses structures armées, alors qu’elles étaient
jusqu’ici un objet d’étude secondaire, la question palestinienne et l’islamisme
accaparant la majorité des analyses. Pourtant, il est évident que
lorsque la transition a pu se faire en douceur, c’est soit parce que les
forces armées ne se sont pas opposées à un changement de régime,
soit qu’elles l’ont accompagné afin de privilégier la stabilité des pays,
et parfois leurs intérêts. Ce constat nous amène à nous pencher sur la
théorie de la transition,
c’est-à-dire dans quelle mesure elle peut aider à
analyser les mutations
en cours ou proposer des solutions pour sortir des
crises que plusieurs États arabes continuent d’affronter (Libye et Syrie
en particulier). Ces révoltes ont également souligné que la dimension
ethnico-confessionnelle et tribale des forces armées, si elle n’est pas une
spécificité arabe, n’en reste pas moins un élément explicatif de la stabilité
des régimes ou, à l’inverse, du désordre et du chaos qui y prévaut. Nous
rappellerons au préalable la réalité de cette diversité ethnico-confessionnelle
et tribale et ses effets jusqu’ici.