The socio-economic motives of the insecurity in southern Tunisia
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/mm.237.01.733Mots-clés:
Economie, Insécurité, Frontière tuniso-libyenne, TunisieRésumé
L’insécurité croissante dans le Sud Tunisien depuis la révolution – et
aggravé par la crise Libyenne et le jihadisme – a considérablement transformé
cet espace autrefois paisible. Les populations sont désormais prises
entre l’enclume des trafics et des incursions jihadistes et/ou criminelles et le
marteau du contrôle policier et militaire. L’énorme flux de réfugiés libyens
– jusqu’à une date récente – ayant contribué à la confusion. Qui plus est, les
difficultés socio-économiques sont venues s’ajouter aux risques sécuritaires
pour entretenir, depuis 2011, une situation d’instabilité que les dispositifs de
militarisation des zones frontalières, mis en place depuis 2015, ne semblent
pas prêts à maîtriser de sitôt. La population est donc contrainte de jouer un
jeu compliqué pour sa survie où rejet de l’Etat, absence d’Etat et demande
d’Etat se conjuguent de façon pas forcément contradictoire.