REVUE DE LIVRES
Résumé
Tout moment qui marque une transition profonde entre deux périodes historiques est à la fois porteur de promesses, sinon exagérées, du moins incertaines quant à leur réalisation. Pourquoi en serait-il autrement du posthumanisme qui nous laisse entrevoir que l’ingérence des nouvelles technologies dans notre construction individuelle et nos modes de vie pourrait bien changer radicalement le monde et la nature humaine ? Il faudrait donc nous préparer à ce dévoilement d’un monde nouveau, véritable apocalypse moderne. Mais, comment y parvenir quand la désorientation que notre histoire récente nous fait subir empêche d’écrire un récit de notre avenir autrement qu’avec le préfixe « post » ? Tel est le sens du titre de ce livre qui insiste à la fois sur la perte de crédibilité des idéologies, que nous a léguée le XXe siècle, mais surtout sur notre incapacité à élaborer des « grands récits » préfigurant les contours d’une histoire annoncée. Et pourtant « transhumanisme » et « posthumanisme », que mettent en avant de nouveaux « gourous », ne constituent-ils pas une « quasi-idéologie », insidieuse parce qu’elle se présente, non plus comme la mise en œuvre d’un projet idéologique mais comme le fruit des développements de la science et de la technique ? N’y-a-t-il pas là les débuts d’un nouveau « Grand récit » auquel la production tant littéraire que visuelle contribue en étudiant cet objet nouveau que constitue l’ « anthropotechnie » ? C’est cette réflexion que nourrit le récit pluriel des auteurs autour de trois axes : penser le transhumanisme, le posthumain en littérature et le posthumain dans la création artistique…
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