apport dE la coMMunication non vErbalE dans la rElation MédEcin-patiEnt : du patErnalisME à l’éthiquE du carE En oncologiE

Auteurs

  • C. Bommier
  • m-F. mamzer

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https://doi.org/10.54695/jib.24.04.3425

Mots-clés:

Relation médecin patient, cancer, paternalisme, Ethique clinique, communication, pratique médicale, information du patient.

Résumé

Le but de cette étude est de rechercher, après la dénonciation du paternalisme
menée jusqu’aujourd’hui, si une utilisation maîtrisée de la communication non
orale par les praticiens risque de le laisser subsister dans la consultation en
oncologie (choisie comme exemple de relation médecin-patient). Ainsi, l’étude a
consisté en une recherche qualitative basée sur des observations et des
questionnaires, et s’est fondée sur des références de sociologie et d’anthropologie
reconnues. Nous avons pu constater que l’encadrement législatif contraignant de
la relation médecin-patient n’a fait que déplacer le problème du paternalisme du
langage parlé vers un nouvel outil que les médecins ne savent pas encore
totalement maîtriser et dont les patients négligent encore trop l’existence : la
communication non orale. Cette étude montre que toutes les lois encadrant la
relation médecin-patient peuvent être contournées et qu’une maîtrise de la
communication non orale peut aboutir à un retour au paternalisme. Alors, le rejet
du paternalisme doit se traduire par une lecture appropriée de l’histoire du
patient: cette lecture, en terme éthique, n’est valable que si on veille au
conditionnement non paternaliste du patient par la structure hospitalière, à la
compréhension de sa temporalité par le médecin, et à l’engagement complet de
ce dernier dans le serment d’Hippocrate, codifié par l’éthique du care.

Publiée

2013-12-01

Numéro

Rubrique

Articles