LES ROUTES EN AFRIQUE

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Résumé

L’Afrique a besoin d’infrastructures bien adaptées pour son
développement (infrastructures de transport, adduction d’eau
et voies navigables, électrification, technologies de l’information et des communications TIC, aménagement urbain…).
Un adage dit que « la route du développement passe par le
développement de la route ». Cela est particulièrement vrai
en Afrique.
Les différentes étapes assurant la véracité de ce propos sont : la
conception, la réalisation (exécution), l’entretien (périodique)
et enfin la réparation (renforcement) ; c’est cela la chaîne des
tâches dont la maîtrise conditionne la qualité et la pérennité
des routes.
A chacune de ces étapes il est indispensable que les acteurs
intervenant dans cette chaîne puissent compter en aval de structures dispensant des formations adaptées sur un laboratoire de
référence bien équipé et animé par une équipe qualifiée pour
mener à bien les investigations qui s’imposent et réaliser les
analyses nécessaires.
Dans les pays subsahariens francophones, on se réfère souvent
à des documents qui ont été établis par le CEBTP et le BCEOM
il y a aujourd’hui plus de 30 ans. Bien que ceux-ci soient d’une
grande qualité puisqu’ayant fait l’objet d’études et de consensus
entre acteurs de l’époque (CEBTP, ingénieurs locaux et entreprises locales de l’époque), il est urgent de les reprendre et de
les actualiser pour tenir compte des progrès réalisés depuis une
vingtaine d’années.
La question de la révision du Manuel de dimensionnement des
routes en zones tropicales et désertiques a été abordée il faut
le rappeler en 2006 au Colloque international sur l’enseignement supérieur, la recherche et le développement industriel en
Afrique (Dakar, 7-9 décembre 2006, organisée par la CITEF).
La réflexion a commencé avec Feu M. Berthier.
Les référentiels techniques régissent la gestion de la qualité des
ouvrages en termes de conception et d’exploitation de ceux-ci ;
elles doivent être de qualité et satisfaire aux exigences locales
(technico-économiques et sociétales, sécurité, hygiène…).
Les référentiels techniques résultat d’un consensus sont constitués d’un ensemble de documents de référence :
- normes nationales ou internationales,
- prescriptions techniques, règlements,
- guides,
- procédures d’essais ou de contrôle…),
qui fixent les exigences ou les directives auxquelles les produits
et les services doivent se conformer. Ils servent de lien entre
tous les acteurs intervenant dans une même opération. Ils sont
un outil indispensable pour organiser le développement, gérer
la production, définir une politique de qualité. Ils facilitent les
échanges commerciaux, la coopération (technique entre autres),
le montage de projets en commun (qui nécessite l’utilisation
d’un langage commun)… Chaque référentiel définit son propre
champ d’application et peut avoir une portée nationale, régionale ou internationale

Publiée

2018-03-01

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