L’informatique de gestion : la transformation inaccomplie d’un ensemble de pratiques empiriques en recherche
Mots-clés:
informatique, gestion, enseignement supérieur, logiciel, recherches appliquéesRésumé
Dans la deuxième moitié des années 1960, les constructeurs d’ordinateurs, les SSII ainsi que la délégation à l’informatique font de la prise en charge croissante de la formation des informaticiens par l’enseignement supérieur public la solution aux problèmes rencontrés par les entreprises et administrations utilisatrices lors de leur informatisation. Cependant, cette revendication demeure ambiguë car elle s’accompagne parallèlement d’une critique de de l’autonomie des formations universitaires. La position dominante de l’informatique fondamentale dans les cursus universitaires produirait des informaticiens inutilisables par les entreprises. Elle traduirait ainsi l’inadaptation de l’Université aux évolutions économiques et sociales. Dans ces conditions, les politiques publiques de formation à l’informatique ont pour objectif de réduire la part de l’informatique fondamentale dans l’enseignement au profit de l’informatique de gestion. Comme les applications de gestion représentent 80% des utilisations des ordinateurs, il faudrait que l’enseignement de l’informatique de gestion représente 80% des flux d’étudiants en informatique d’ici la fin des années 1970.