Participation publique et gestion des ressources naturelles : quel potentiel d’influence pour les participants ?
Mots-clés:
participation publique, acceptabilité sociale, démocratie participative, ressources naturelles, démocratie environnementaleRésumé
Dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles, au Canada et au Québec, plusieurs instances ont mis en place des mécanismes participatifs visant à mieux intégrer les préoccupations des citoyens dans la planification de leurs projets. À cette fin, les ministères ont développé un corpus d’écrits structurant leurs démarches et leurs rapports avec les participants. Cet article a comme objectif d’étudier comment le potentiel d’influence accordé aux participants sur le processus décisionnel est retranscrit dans cette documentation. Pour ce faire, nous avons retenu la documentation de quatre ministères canadiens (2) et québécois (2) homologues. À partir de ces documents, nous avons réalisé une analyse qualitative de contenu guidé par six principes phares dégagés de la littérature et témoignant de l’influence accordée aux participants. Bien que les démarches participatives ouvrent le processus décisionnel au grand public, elles relèvent davantage de la participation symbolique. Une plus grande transparence et ouverture de la démarche par le biais d’une reddition de compte systématique, une définition plus claire du rôle de l’expert et l’instauration d’une culture d’évaluation de la démarche participative pourrait aider à bâtir une participation plus authentique. Le petit échantillon de cette étude ainsi que le choix de retenir six critères empêchent la généralisation de ce constat. Cependant, la présente étude permet de mieux comprendre comment les instances publiques de ce secteur d’activité conçoivent le potentiel d’influence des participants. Il serait pertinent pour de futures recherches de voir comment ces processus sont réellement mis en place et comment les participants les perçoivent.