LE NORMATIVISME POUR LA VERTÉBROTHÉRAPIE JAPONAISE
Mots-clés:
Philosophies des sciences, Médecine traditionnelle, JaponRésumé
Selon Michel Foucault, la philosophie française peut être divisée en deux catégories, l’une, la philosophie de la conscience, l’autre celle du concept. Cette dichotomie se rattache à la terminologie de Jean Cavaillès dans son œuvre intitulée « Sur la logique et la théorie de la science ». (Cavaillès J, PUF, 1947) En France, comme celle-ci, il existe une longue tradition de l’épistémologie dont le projet est de retracer l’histoire des sciences en poursuivant le développement des concepts qui l’animent et en analysant leur évolution. Elle s’est intéressée depuis longtemps à la philosophie de la médecine et de la biologie. Son représentant le plus important dans ce domaine est Georges Canguilhem dont l’influence s’est largement propagée. Dans cette présente article, nous nous intéresserons à l’une des œuvres les plus représentatives de Canguilhem : « Le normal et le pathologique ». (Canguilhem G, PUF, 1966) La lecture de Canguilhem que nous proposerons ici, en se focalisant sur quelques concepts-clés de son livre, met en évidence chez cet auteur trois points fondamentaux : l’impossibilité de la pathologie objectivable, le rôle central de’individualité et la prééminence du normativisme. Nous sommes conscients des limites de cette lecture, qui ne peut explorer au fond toute la pensée de Canguilhem ou de la tradition du vitalisme français. Elle devrait en revanche nous aider dans notre effort, s’agissant de construire une épistémologie de la vertébrothérapie japonaise, en analysant soigneusement l’ouvrage de Canguilhem et les cahiers d’un grand vertébrothérapeute dans l’époque de Shōwa, Fujimori père
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