faisabilité et questionnement étHique du prélèvement d’organes et de tissus sur des donneurs de Catégorie iii de maastriCHt
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https://doi.org/10.54695/jib.25.04.3565Résumé
La procédure dite de Maastricht III (M III) prévoit de réaliser des prélèvementsd’organes chez des patients dont l’arrêt cardiaque est consécutif à une décisiond’arrêt des traitements (AT) de réanimation. Cette procédure semble devoir êtrebientôt appliquée en France.La présente étude vise à évaluer la faisabilité pratique de cette procédureparticulière selon deux aspects : faisabilité médicale et faisabilité sociétale. Dansle service de réanimation médicale du CHU de Nantes, une cohorte prospectivede patients neuro-lésés, pour lesquels une décision d’arrêt des traitements (AT) aété prise conformément à la Loi Leonetti, a été prospectivement constituée.L’évolution des paramètres circulatoires après la mise en œuvre de l’AT ainsi que le délai écoulé entre l’AT et la survenue de l’arrêt cardiaque ont été relevés afinde connaitre le temps d’ischémie chaude, qui, s’il se prolonge au delà de 120 mninterdit la greffe. L’étude a également porté sur l’incidence du consentement auprélèvement d’organes qu’auraient formulé les familles et/ou les proches s’ilsavaient été sollicités pour une procédure MIII lors de l’annonce de la décisioncollégiale d’arrêt des traitements de réanimation. La position et les argumentsrapportés par la famille ont été analysés au cours d’un entretien avec deuxmembres de la Consultation d’Ethique Clinique, indépendants du service deréanimation.Cette étude devrait contribuer à préciser le pourcentage attendu de patients en ATdont la durée d’ischémie chaude est compatible avec la greffe d’organes ainsique les arguments développés par les familles et ou les proches vis-à-vis de cesprélèvements d’organes réalisés à l’issue d’une décision d’arrêt des traitementsde réanimation