le traitement médiCal vain et/ou inutile : de l’angoisse à la sérénité de la résolution par la bioétHique
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https://doi.org/10.54695/jib.25.04.3564Résumé
La souffrance prolongée du processus de la mort, qui ajoute plus de souffranceset prolonge la mort plutôt qu’éteindre la durée de vie, est l’un des problèmesbioéthiques les plus complexes débattus aujourd’hui dans le contexte des soinsde fin de vie. La complexité commence dans la définition même de cetteproblématique bioéthique. Notre quête est marquée par «l’angoisse créative»(pas celle pathologique, qui nous paralyse face à la vie), qui vise à identifier lesdifférents termes et les néologismes afin de nommer et de définir l’enjeubioéthique: dystanasie, la médecine et/ou le traitement vain et inutile, afin dedéfinir les gestes diagnostiques et thérapeutiques médicaux qui ne sont plusbénéfiques pour le patient dans ses derniers stades de la vie. Pour la solution dela problématique bioéthique, nous avons recours à des «lumières» dans lalittérature scientifique médicale et bioéthique internationales, ainsi que dans latradition brésilienne de l’éthique médicale, dans sa version codifiée. Bien qu’untraitement particulier puisse être vain et donc inutile, le soin, lui, ne sera jamaisvain et inutile. Au c?ur de toutes les actions de soins doit être présente la «philia»(amour, amitié). Oui, nous pouvons être guéris d’une maladie mortelle, mais pasde notre mortalité et de la finitude. Notre condition d’exister n’est pas unepathologie. Lorsque nous oublions cela, nous tombons dans la technolatrie, et lesinstruments de guérison et de soins se transforment facilement en outils detorture. Cet article cherche à présenter une méthodologie de la façon de gérer cessituations éthiquement conflictuelles en approfondissant certains conceptséthiques fondamentaux, tels que le processus de délibération, la décision et laresponsabilité des médecins ainsi que le rôle des commissions de bioéthique. Larecherche de la réponse adéquate nous aide sur le chemin qui mène de l’angoisseà la sérénité.