L’OMS estime que les pays devraient être autosuffisants en matière d’organes et de sang (non rémunérés)

Auteurs

  • Kimberly D. Krawiec Charles O. Gregory Professor of Law - Glynn Family Bicentennial Professor of Law (USA)
  • Alvin E. Roth Professor, Department of Economics, Stanford University (USA)

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https://doi.org/10.54695/jibes.371.0049

Mots-clés:

don d’organe et de sang, auto-suffisance, non-rémunération, OMS, échange

Résumé

Ce chapitre critique le double principe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’autosuffisance et de non-rémunération pour les dons de sang et d’organes. Il appelle à une approche plus sensée des problématiques de rareté de ces ressources. L’OMS et d’autres experts n’ont pas correctement pris en compte la tension qui existe entre auto-suffisance en produits sanguins et non-rémunération du don de sang – aucun des pays qui ne rémunèrent pas les donneurs de plasma n’est auto-suffisant en plasma et produits dérivés. Qui plus est, la coopération internationale et transfrontière en matière de transplantation présente de nombreux avantages, particulièrement pour les pays de plus petite taille et pour ceux qui ne disposent pas de programmes d’échange domestiques bien développés. Les substances d’origine humaine sont certes particulières, mais pas au point de justifier l’interdiction de toute rémunération du don de plasma ou d’organe. La conjonction de ces deux principes a pour effet d’interdire aux patients dont la santé et la survie dépend de substances d’origine humaine l’accès aux avantages que l’échange a apporté dans tant d’autres activités humaines, telles que la production et la distribution de nourriture, de vaccins essentiels et d’autres médicaments. Leurs effets sont particulièrement dommageables pour les pays à bas revenu et à revenu intermédiaire.

Publiée

2026-04-28