Chapitre 3. Procès de médecins et codification éthique Une lecture comparée des Richtlinien de 1931 et du code de Nuremberg de 1947
Palabras clave:
action judiciaire, sanction, médecin, éthique biomédicale, code d’éthique, consentement éclairé, recherche sur l’homme, recherche non éthique, histoire contemporaine, Code de NurembergResumen
Cet article propose de mener une comparaison des retombées éthiques de deux procès de médecins en 1930 et 1946/47 : le procès de Lübeck et celui de Nuremberg. Par cette comparaison, il s’agit d’ouvrir une discussion concernant la fonction de la codification dans les passages de l’éthique à l’ethos et inversement. La comparaison s’appuie sur deux textes : les Richtlinien de 1931 et le code de Nuremberg de 1947. Il s’agit de les mettre en parallèle et de les confronter, d’une part au regard de leurs caractéristiques performatives, c’est-à-dire des caractéristiques effectives inscrites dans la lettre même du texte, selon la formule d’Austin « quand dire c’est faire », et d’autre part, de comparer leur contenu. Malgré les ressemblances sur bien des points, c’est la différence de facture des deux textes qui est le plus remarquable. D’un côté, les Richtlinien se présente comme un outil pour réguler la recherche, émanant d’une instance de santé publique et s’adressant aux médecins prioritairement, le code de Nuremberg apparaît comme bien plus difficile à qualifier. Il paraît, finalement, que le code de Nuremberg inscrit dans le droit une chose extrêmement simple : la possibilité pour le sujet expérimental de dire non, la possibilité pour la personne de refuser l’expérimentation.
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