les arrêts de traitement à propos des greffes :exploration et analyse des perCeptionsde professionnels de santé français
DOI:
https://doi.org/10.54695/jib.25.04.3566Resumen
Peut-on prélever les organes d’une personne en fin de vie après avoir décidéd’arrêter ses traitements ? Les donneurs décédés après un arrêt cardiaqueconstituent, depuis la réunion de Maastricht de 1995, une source d’organesréactualisée pour répondre au besoin croissant de demandes de greffe. Si certainspays les ont autorisés, la catégorie dite « Maastricht 3 » suscite unquestionnement éthique majeur. En France, les professionnels de santé impliquésdans les dons d’organes sont-ils prêts pour inclure les malades en fin de vie, lespersonnes cérébrolésées, celles en état végétatif chronique et bien d’autresencore, dans une procédure de prélèvement Maastricht 3 ? En explorant lanarration de certains d’entre eux, cet article rend compte des résultats d’unerecherche soutenue par l’Agence de la biomédecine et veut aider à mieuxcomprendre les enjeux moraux des arrêts de traitements à propos des greffes