LA PART SOCIALE DES TRANSPLANTATIONS D’ORGANES
Mots-clés:
Transplantation d’organes, sociologie, don, matières corporelles, relations socialesRésumé
Qu’est-ce que l’on partage lorsque l’on donne ou reçoit un organe ? Quels sens le don revêt-il dans le parcours de deuil d’un proche ou dans celui thérapeutique d’un patient greffé ? Ces interrogations, qui atteignent peu l’arène publique, animent les personnes qui participent concrètement à la circulation des organes, que ce soit parce qu’elles en acceptent le prélèvement, en reçoivent un ou qu’elles sont en charge de l’organiser. Par cette contribution, je souhaite éclairer les réponses à ces questions, telles qu’elles émergent dans les pratiques, et par là-même exposer la part sociale de ces opérations chirurgicales. Je reviens d’abord sur la tendance nette à la promotion du don et de la greffe d’organes depuis les années 1970 ; puis sur les limites d’une approche de la transplantation par un seul prisme biomédical ; enfin sur l’horizon des possibles en matière de reconnaissances des relations qui peuvent unir donneurs et receveurs.
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