Chapitre 1 ÉTHIQUE DE LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR : DE LA COMPASSION À LA SOLIDARITÉ
Mots-clés:
douleur, éthique médicale, prise en charge, interprétation biblique, compassion, solidarité, philosophieRésumé
L’objet de ce texte est de mettre en lumière quelques aspects éthiques de la question de la prise en charge de la douleur et présenter quelques réflexions sur certaines stratégies de maîtrise de, et de lutte contre, la douleur. Trois thèmes y sont développés : L’expérience de la douleur comme phénomène structurant de la vie de l’individu, depuis son articulation dans le cri et la plainte jusqu’à son expression dans des attitudes éthiques existentielles comme la compassion et la consolation. Leur fondement philosophique est examiné à la lumière de la figure de Job, symbole de la douleur humaine, protagoniste capital dans le problème du mal. De la compassion à la solidarité : transition du « pâtir à l’agir », en ses deux moments : celui passif, de l’ « affection » du moi par sa douleur comme de son identification, par « empathie » à autrui ; celui, actif, de la prise en charge de la douleur par la conversion du moi « pathique » en sujet agissant et solidaire. Aspects éthiques des stratégies de prise en charge de la douleur : stratégies « mentales » recourant à des techniques psychologiques, des doctrines philosophiques et religieuses de lutte contre la douleur, du stoïcisme et de l’épicurisme antiques au « sabr » (patience, longanimité) islamique en passant par le dolorisme chrétien ; stratégies physico-chimiques et biomédicales, seulement référées car relevant des sciences et techniques biologiques et médicales et des institutions de santé publique ; analyse de quelques problèmes éthiques induits par l’institutionnalisation de la solidarité.
Publiée
Comment citer
Numéro
Rubrique

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.