La transdiscipLinarité : un nouveau statut du sujeten santé ? questionneMent épistéMoLogiqueet éthique

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https://doi.org/10.54695/jib.26.02.3577

Résumé

Les découvertes en génétique humaine interrogent régulièrement le sens et leslimites de nos interventions. En effet, intervenir sur la nature physique interpelleleur cadre éthique. Mais un hiatus existe entre une médecine qui traite desdéséquilibres biologiques, des maladies à répercussions organiques et la réalitépsychologique, sociale et culturelle des personnes humaines traitées. Cet écartespère s’atténuer grâce à la bioéthique, mot qui présente, en sa vocation,l’aspiration à réunir le « bios » (les techniques et connaissances issues de labiologie) et l’éthique. L’éthique réfère donc à « soi-même », à ce qui possède uneexistence propre, contrairement à la quête d’universalité de la science et destechnologies. La même différence se trouve suggérée avec le génome quicomprend des éléments universels essentiels à la transmission du codage et audéveloppement de la vie en général mais qui porte l’inscription et lamanifestation de caractères individuels. Entre universel et singulier se démasquela problématique des niveaux différents de la réalité humaine. Chacun présenteses lois propres faisant que le questionnement génétique ou bioéthique n’est passeulement scientifique ou moral mais aussi phénoménologique, épistémologiqueet logique. La transdisciplinarité en ces domaines pourrait favoriser le débat etouvrir des points de vue novateurs concernant la question du sujet dans, à traverset au-delà de la maladie.

Publiée

2015-11-12

Numéro

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