de la légitimité de la sédation palliative et de la Cessation de la nutrition artifiCielle et de l’Hydratation en fin de vie

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/jib.25.04.3563

Résumé

La question de la sédation palliative pour induire la perte de connaissance et dela cessation de la nutrition et de l’hydratation [NHA] en fin de vie a été soulevéerécemment. Elle a également débouché sur une controverse au sujet du LiverpoolCare Pathway, pratiqué au Royaume-Uni en fin de vie, dont le but était d’apporterà l’hôpital l’approche bio-psycho-sociale largement acceptée et utilisée dans lescentres de soins palliatifs. L’argument consiste à dire que la légitimité de lasouffrance existentielle dans le contexte d’un patient qui est déjà sous sédation,une situation qui peut rendre la personne vulnérable à ses propres sentiments, doitêtre prise en considération. Le fait que la NHA n’est pas toujours donnée dans lecontexte des soins à domicile pose la question quant à sa légitimité lorsqu’elle estimposée à l’hôpital. De surcroît, alors qu’une norme de soins différente peut êtrelégitime dans le contexte de soins à domicile lorsque des soins palliatifs sontadministrés, ceci pose aussi la question : à quel point devons-nous être rigoureuxlorsque le patient est dans un contexte hospitalier et qu’il s’agit d’augmenter ladose qui conduirait à la sédation ? Dans ce contexte on peut soutenir que l’on peutlégitimement invoquer la doctrine du double effet où le bien n’est pas causé parl’induction délibérée du mal (sédation et cessation de la NHA)lorsque l’on yarrive de façon consécutive et prudente. Nous introduisons aussi une discussionde la question et de la dimension religieuses dans la relation soins – patient à lalumière des évolutions récentes en matière d’ontologie trinitaire appliquée auxcontextes sociaux

Publiée

2014-12-03

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