Télétravail et incivilités numériques : quelle prise en compte des risques pour la santé ?

Auteurs

  • Frédérique CHOPIN Maître de conférences HDR en droit privé, responsable du Master 2 GRH parcours RSE, Centre de Droit social UR 901, Aix Marseille Université

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https://doi.org/10.54695/jibes.351.0061

Mots-clés:

incivilités numérique, santé, stress, QVT, télétravail

Résumé

Le télétravailleur en proie aux incivilités numériques doit pouvoir bénéficier d’une aide pour s’adapter aux modalités du télétravail, maintenir des liens étroits avec les membres de son équipe, user d’un droit effectif à la déconnexion, être formé à la gestion des conflits et s’imposer des limites afin de protéger sa vie personnelle. C’est à ce prix que le télétravailleur pourra demeurer motivé et performant au travail, en bonne santé physique et mentale, y compris lorsqu’il est exposé à des incivilités numériques, quel qu’en soit l’auteur. Mais, son action ne peut être isolée, il doit pouvoir s’appuyer sur l’organisation à laquelle il appartient, sur l’engagement responsable de la direction et sur l’action concertée et pertinente de la représentation du personnel, tant syndicale pour la négociation collective d’accords visant à renforcer la protection de la santé et des conditions de travail des télétravailleurs, qu’élue, pour agir en cas d’atteintes aux droits des personnes.

Publiée

2024-04-26