LE CORPS DE L’ACTRICE SERT-IL ENCORE ? Les technologies de disparition du corps du comédien dans Le Congrès (Ari Folman, 2013)
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https://doi.org/10.54695/jibes.353.0057Mots-clés:
comédien, performance capture, cinémaRésumé
L’étude du film Le Congrès est l’occasion d’observer les tenants et aboutissants du débat sur la performance capture et la motion capture. Trois scènes sont analysées d’un point de vue esthétique, afin de voir émerger par la mise en scène les problématiques liées à l’image de la comédienne Robin Wright. Celle-ci, incarnant son propre rôle, est confrontée au vieillissement de son apparence et à son « utilité » en tant qu’actrice, alors que son corps et ses expressions faciales sont scannées et dématérialisées. Le débat sur la disparition du métier d’acteur donne à montrer tout de même l’importance de sa présence sur un plateau, sa fonction de technicien face aux machines dans une production hollywoodienne et le besoin de capter sa persona. Cela pose toutefois la question éthique de potentielles dérives : d’une part, les données d’un comédien peuvent
demeurer après sa mort ; d’autre part, le risque de deepfakes est accru. En définitive, la performance capture s’illustre comme un outil supplémentaire pour l’acteur, mais ouvre la voie à une récupération d’informations sans véritable consentement.
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