L’AUTONOMIE DE QUI DOIT-ON RESPECTER EN PMA ?

Auteurs

  • Annick DELVIGNE Clinique CHC MontLégia, Liège, Belgique

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https://doi.org/10.3917/dsso.102.0062

Mots-clés:

PMA ; AMP ; Procréation ; Autonomie.

Résumé

La procréation médicalement assistée (PMA) est une discipline développée initialement pour prendre en charge les difficultés biologiques rencontrées lors d’un projet parental au sein d’un couple hétérosexuel.
Ces techniques qui dissocient le rapport sexuel de la conception et permet la congélation de gamètes (ovules et spermatozoïdes) et d’embryons ont ouvert le champ des possibles et de la créativité procréative.
Cette situation soulève les questions de l’autonomie d’action du soignant et de celle de/des auteurs(s) du projet parental :
Le soignant a-t-il l’autonomie de refuser un projet procréatif ?
Si tel est le cas, quels seront les critères utilisés pour le refuser et dans quelle mesure cela remet-il en cause l’autonomie du patient d’accéder à son projet dans le respect de la loi ?
Le patient a-t-il l’autonomie pour réaliser son projet, si il est réalisable techniquement et légalement ?
Si tel est le cas, le soignant, tenu à mettre à disposition son expertise au service de la décision du patient, parvient-il à faire respecter son autonomie malgré l’instrumentalisation de ses pratiques ?
Il s’agira de chercher ce qui est acceptable pour tous en sachant que l’autonomie des uns restreindra souvent celle des autres et s’articulera autour du bien-être d’un tiers qui n’a pas encore droit au chapitre mais dont l’avenir est en jeu.
Ce travail d’équilibriste est le quotidien des centres de PMA qui n’ont pas pris la voie de l’arbitraire et que nous développerons dans cet article.

Publiée

2025-04-25