LES ENTREPRISES ARTISANALES ET L’APPRENTISSAGE EN FRANCE : UNE CONVERSION INCERTAINE (1977-1987)

Auteurs

  • Stéphane LEMBRÉ Professeur d’histoire contemporaine - Université de Lille - IRHiS

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https://doi.org/10.3917/eh.114.0072

Mots-clés:

alternance, apprentissage, artisanat, formation, inspection, jeunesse

Résumé

L’étude de l’attitude des artisans face à l’enseignement technique et à ses diplômes a mis en évidence les réticences qui ont dominé en France jusqu’aux années 1960. Les entreprises artisanales, malgré leur diversité, ont généralement préféré un apprentissage synonyme de formation in situ et sous contrôle de chaque profession et de chaque maître d’apprentissage. La loi du 16 juillet 1971 sur l’apprentissage marque le choix par les pouvoirs publics non seulement de maintenir les formations par apprentissage – pourtant en déclin –, mais encore de les associer davantage encore à l’artisanat tout en les encadrant plus fortement afin d’assurer la qualité de la formation des apprentis. Les intentions du législateur se heurtent toutefois aux réticences des milieux artisanaux, mais aussi aux difficultés économiques, entraînant des mesures d’allégement des charges à partir de 1977. L’arrivée au pouvoir de la gauche, en 1981, entraîne le remaniement de cette politique de défense et de transformation de l’apprentissage artisanal. La prise en charge de l’apprentissage par les entreprises artisanales s’effectue désormais sous le contrôle de services académiques d’inspection de l’apprentissage, dont les rapports permettent d’entrevoir les évolutions (augmentation du nombre d’heures en CFA, inspections) et leurs limites, qu’il s’agisse du niveau des apprentis,
de la formation des maîtres d’apprentissage ou des enseignants de CFA.

Publiée

2024-09-30

Numéro

Rubrique

Articles