Progressions fondamentales, fonctions, degrés : une grammaire de l’harmonie tonale élémentaire

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https://doi.org/10.54695/mu.10.3-4.4532

Résumé

Cet article examine trois groupes de théories de l’harmonie tonale : théories des progressions
fondamentales, des degrés et des fonctions et examine leur capacité à produire
une grammaire simple d’une harmonie tonale élémentaire, c’est-à-dire un
ensemble simple de principes qui engendrent toutes les progressions standard et seulement
elles. L’étude porte sur l’analyse de trente chorals de Bach en mode majeur.
Les théories des progressions fondamentales impliquent un principe de symétrie des
degrés, selon lequel toutes les harmonies diatoniques participent à l’ensemble des
progressions autorisées, et un principe d’asymétrie des progressions, selon lequel
certains types de progressions sont préférables aux autres. Ni l’un ni l’autre ne se
vérifient complètement. Les théories des degrés sont examinée ici sous forme d’un
modèle de Markov de premier ordre qui réussit de manière remarquable à produire
une approximation des progressions de l’harmonie diatonique élémentaire, bien
mieux qu’un point de vue strict des progressions fondamentales. Le point de vue
fonctionnel (envisagé ici sans considération de possibles implications psychologiques)
ajoute seulement que certains accords se comportent de façon suffisamment
similaire pour qu’il soit légitime de les regrouper en une même catégorie.
La théorie des degrés produit donc la meilleure grammaire de l’harmonie tonale élémentaire.
La théorie des progressions fondamentales est trop restrictive et celle des
fonctions excessivement permissive.

Publiée

2021-02-19

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