L’électronique dans l’opéra de Kaija Saariaho, L’Amour de loin
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/mu.10.02.4529Résumé
L’oeuvre qui a marqué l’ancrage de la pensée de la compositrice dans les potentialités de
l’informatique est Vers le blanc, réalisée lors de son séjour à l’Ircam en 1982. On y décèle
deux préoccupations importantes, pour la transformation progressive d’un matériau en
un autre et pour la création de champs harmoniques à partir de méthodes d’analyse du
son, réalisant une transition du timbre à l’harmonie. Ces préoccupations se retrouvent
dans L’Amour de loin, dont les sons électroniques ont été réalisés dans les studios de
l’Ircam au moyen des logiciels Open Music et MAX/MSP. Les matériaux sonores sont
des échantillons vocaux et instrumentaux analysés par modèles de résonance. Des structures
harmoniques propres sont associées à chacun des personnages. Des filtres de synthèse
croisent les structures harmoniques avec les modèles de résonance. Les sons ainsi
réalisés sont mixés en temps réel au moyen du spatialisateur développé à l’Ircam et diffusés
sur un réseau de haut-parleurs.