Le jeu de la mémoire et de l’invention dans le Trio pour cor, violon et piano de György Ligeti
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https://doi.org/10.54695/mu.11.04.4524Résumé
Avec son Trio pour cor, violon et piano de 1982, György Ligeti livre une oeuvre dont
les enveloppes formelles relativement classiques et la généralisation de la consonance
soutiennent une élaboration interne complexe. Cet article s’attache à saisir de
quelles manières la tradition qui nourrit cette partition se trouve intégrée au processus
créateur. L’accent est mis sur les mécanismes qui contribuent à réinjecter aux éléments
hérités un important potentiel dynamique. L’apport beethovenien, lisible à un
premier niveau sous la forme d’une citation récurrente, est envisagé à travers l’exploitation
du matériau et le modelage du temps musical. À l’arrière plan d’une mise
en question de la mémoire collective émerge progressivement la subjectivité du compositeur.
Dans une seconde partie, l’analyse des stratégies mémorielles mises en
action dans le Trio conduit à dégager une progression générale au sein de laquelle se
profilent les éléments constitutifs du dernier mouvement, sommet expressif de
l’oeuvre.