Tempus, tactus, proportions et barres de mesure : la perception du temps dans le manuscrit Bourdeney de la Bibliothèque Nationale (Rés. Uma ms. 851)

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https://doi.org/10.54695/mu.11.04.4521

Résumé

Un des premiers manuscrits en partition de l’extrême fin du XVIe siècle, le manuscrit
Bourdeney (Rés. Uma ms 851) de la Bibliothèque Nationale de France, conserve un
répertoire varié généralement compilé d’après des sources imprimées. La mise en
partition de ces répertoires transmis en parties séparées (de Josquin des Prés à
Claudio Merulo) présente en soi des considérations de mise en page et de visualisation
de la musique qui vont bien au-delà de ce qu’il est possible de faire en parties
séparées : les aspects visuels de la copie et les aspects conceptuels sont ici inextricablement
liés. Lorsque le copiste se penche sur Josquin des Prés, et notamment à travers
la copie de sa messe de L’homme armé super voces musicales, qui représente
pour Josquin un sommet dans la spéculation mensurale et pour le copiste une témoignage
d’un système de notation rythmique déjà éloigné, les solutions imaginées pour
parvenir à superposer sans ambiguïté une notation qui repose en partie sur l’équivoque
atteignent un degré de sophistication rationaliste très symptomatique de l’évolution
de la pensée métrique au tournant du XVIIe siècle.

Publiée

2021-02-19

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