Vivos Voco de Jonathan Harvey ou le miroir de la spiritualité

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https://doi.org/10.54695/mu.11.1-2.4520

Résumé

Fasciné par l’exploration du timbre à l’aide des outils numériques, Jonathan Harvey
a utilisé deux matériaux concrets dans Mortuos Plango, Vivos Voco : le son d’une
cloche et une voix d’enfant. Pour bande seule, cette oeuvre de 1980 est devenue un
grand classique de la musique informatique. S’appuyant sur une pensée musicale
d’une grande complexité, le compositeur nourrit son discours de processus utilisant
les ressources informatiques alors disponibles à l’Ircam. Mais loin de tout formalisme
stérile, Mortuos Plango, Vivos Voco reflète également les préoccupations spirituelles
du compositeur anglais. Les influences spectrales et post-sérielles s’y conjuguent
pour se mettre au service d’une véritable esthétique de l’ambiguïté. Faisant
suite à un travail commandé par l’Ircam, et en relation avec le compositeur luimême,
cet article se propose d’analyser en profondeur Mortuos Plango, Vivos Voco
et d’en dégager les enjeux esthétiques.

Publiée

2021-02-19

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