Le Plainchantiste en son atelier. Propositions d’une méthode d’analyse de plain-chant néogallican au travers du Traité de L. Poisson

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https://doi.org/10.54695/mu.11.1-2.4518

Résumé

Les nouveaux bréviaires et missels diocésains adoptés en France sous les règnes de
Louis XIV et Louis XV furent accompagnés d’une importante réforme du plainchant
qui leur était associé. Sources manuscrites, traditions cantorales locales mais
aussi esthétique de leur temps et exigences pastorales : les plainchantistes du XVIIIe siècle se devaient de prendre en compte l’ensemble de ces paramètres au moment de
(re)composer un répertoire.
Le Traité de Léonard Poisson, prêtre à l’origine du chant sénonais et auxerrois de
1725, fut rédigé en réaction à certaines dérives observées dans l’immense production
de chant déjà publiée. Bien que tardive, cette contribution jette un regard unique sur
l’activité débordante des liturgistes : d’une précision rare, Poisson en analyse ainsi
les objectifs comme les méthodes, les travers comme les qualités. Loin de la création
éthérée et spontanée propre à l’historiographie grégorienne, c’est la découverte d’un
véritable processus de composition encore méconnu que nous propose l’étude de ce
traité.

Publiée

2021-02-19

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