De la différence des niveaux fonctionnels de la modalité dans la Quatrième symphonie et Luonnotar de Jean Sibelius

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https://doi.org/10.54695/mu.15.1-3.4445

Résumé

Face aux bouleversements musicaux hors norme du premier XXe siècle, Sibelius
suivra toujours sa propre voie, développant un style hautement personnel. Parmi les
caractéristiques de ce style, le recours à la modalité. Mais la plupart des oeuvres de
Sibelius ne sont pas « modales » au sens strict du terme : bien souvent, elles
s’appuient sur un langage et des formes issues de la tonalité classique. Ainsi le
compositeur finlandais combine fréquemment tonalité et modalité, mais pas
toujours de la même manière. Les rapports entre les deux types de langages
apparaissent multiples et complexes. Selon les cas, la modalité peut en effet
s’opposer à la tonalité ou au contraire l’enrichir. En nous appuyant sur la
comparaison de deux oeuvres : la Quatrième Symphonie et Luonnotar, le présent
article a pour but de définir différents « niveaux fonctionnels » de la modalité, mais
également, de montrer que les systèmes d’organisation des hauteurs de ces
partitions présentent certains points communs.

Publiée

2021-02-03

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