La coordination d’éléments tonals, modals et « modernistes » dans Il tempo largo de la Quatrième symphonie de Sibelius : un point de vue schenkérien
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https://doi.org/10.54695/mu.15.1-3.4444Résumé
Cette étude soutient que la progression d’ensemble d’Il tempo largo comprend
un arrière-plan tonal archétypal, la structure fondamentale depuis 5 en do dièse
mineur, tandis que des caractères modaux et « modernistes » émergent localement
de cet arrière-plan. Au début, le « modernisme » est le résultat de transformations
chromatiques complexes d’un modèle tonal, une cadence auxiliaire sur la majeur.
Les épisodes modaux comportent la suppression de tensions tonales, d’abord
temporairement par la réinterprétation ingénieuse du V7 qui supporte le 4 de la ligne
fondamentale, puis définitivement pour marquer le 1 conclusif. La signification
expressive des éléments modaux et « modernistes » est discutée, pour montrer
comment cette signification est mise en lumière, plutôt que voilée par l’arrière-plan
tonal. Enfin, le premier mouvement de la Sixième symphonie est discuté
brièvement pour démontrer que la modalité peut être opérationnelle dans la musique
de Sibelius même en l’absence d’un arrière-plan tonal.