Improvisation: Le jazz comme modèle. Du bebop au free jazz

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https://doi.org/10.54695/mu.16.02.1922

Résumé

L’article est en deux parties : la première, Etude, est une réflexion sur l’improvisation en
jazz, que la seconde, Analyses, illustre par six cas : Billie’s Bounce, Now’s the time et Ko
Ko de Charlie Parker, So what et Flamenco sketches de Miles Davis, Free jazz d’Ornette
Coleman.
L’improvisation participe pleinement à l’histoire de la musique européenne, et ce jusqu’aux expériences sur le hasard et l’aléatoire des années cinquante et soixante. Mais si
cette question est aujourd’hui au centre des préoccupations de bien des créateurs, c’est
que le jazz s’est imposé comm un art majeur du siècle qui s’achève. Musique insoumise
par essence à l’écriture, elle remet en question la distinction entre compositeur et inter prète : dans le jazz, l’œuvre existe dans le temps du jeu, dans la performance, et seulement là.
si l’improvisation, au sens commun, n’est pas nécessaire à l’existence du jazz, elle n’en
est pas moins déterminante pour son évolution. De la variation sur un thème à l’improvisation collective, l’histoire du jazz est aussi celle de la conquête d’espaces nouveaux
dans le but de permettre une expression de plus en plus libre des musiciens. Les analyses
d’œuvres de Charlie Parker, de Miles Davis et d’Ornette Coleman permettront de suivre
et de comprendre une évolution d’autant plus impressionnante qu’elle est liée en grande
partie à de remarquables intuitions, nourries des expériences rythmiques et harmoniques
les plus novatrices de la musique du vingtième siècle.

Publiée

2009-06-01

Numéro

Rubrique

Articles