SUR LES TRACES D’UNE FAMILLE DE FONDEURS DE LA COMMUNE DE MONT- ROLLAND AU CENTRE URBAIN DAKAROIS : L’EXEMPLE DE LA FAMILLE FAYE SEEREER NDUT DE 1950 À NOS JOURS
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https://doi.org/10.3917/eh.114.0098Résumé
À partir du cas de la famille Faye, cet article retrace la trajectoire historique, socioculturelle et professionnelle des artisans fondeurs du Sénégal. L’artisanat de la fonderie d’aluminium a connu une forte expansion dans les années 1950 sous l’effet conjugué du rôle de la circulation des objets en aluminium dans le continent, l’installation des petites industries de production d’ustensiles ainsi que le déploiement de certaines familles forgeronnes et Seereer dans les espaces urbains de la capitale pour accroître leurs productions. C’est dans ce contexte que la famille Faye Seereer Ndut a quitté la communauté rurale de Mont-Rolland pour rejoindre Dakar. Cette recherche se base essentiellement sur des enquêtes réalisées auprès de fondeurs spécifiques, les Seereer Ndut dans l’ancien site de Colobane en 2014 et celui de Cawléen à Rufisque en 2021. L’histoire de cette famille permet d’analyser conjointement la dynamique de l’exode rural et la naissance de l’artisanat urbain dans la ville de Dakar. Les récits de vie de cette famille de fondeurs permettent de comprendre les motivations du déplacement de ce groupe social ainsi que leur insertion dans la sphère de l’artisanat urbain notamment dans la fonderie. Ils constituent ainsi une source pour étudier l’identité des artisans, leur origine sociale et leurs conditions de travail. Cet article s›inscrit également dans une démarche de sensibilisation sur les enjeux d’un patrimoine technique vivant, dans le sillage de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI).