FABRIQUER ET FAIRE FABRIQUER. OÙ SITUER L’ARTISANAT DANS LA BONNETERIE PARISIENNE AU TOURNANT DU XVIIIe SIÈCLE ?
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.3917/eh.115.0028Mots-clés:
France, Ancien Régime, corporations, conflit économique, artisanat, structures du travailRésumé
Cet article interroge la spécificité d’activités identifiables à un artisanat, dans la confection-vente de bonneteries à Paris entre 1670 et 1730. En quoi l’inscription de ce secteur parmi différentes corporations, différents privilèges économiques et politiques, démontre-t-elle l’existence d’un groupe réalisé par sa main-d’oeuvre mécanique et indépendante ? Comment les conflits entre corporations en dévoilent-t-ils le mode d’organisation ? En réalité, la fabrication de bas et de bonnets répond à plusieurs échelles de techniques et de distinctions au sein desquelles, comme pour d’autres secteurs, l’« artisan » d’Ancien Régime ne se révèle qu’à travers sa mise en tension avec des figures sociales et débouchés commerciaux extérieurs. Dans ce cadre, une ambivalence est nécessaire à plusieurs acteurs de la filière entre fabriquer et faire fabriquer des articles de bonneterie.