THE DIGITAL REVOLUTION AND BUSINESS BEHAVIOUR: KODAK VS. FUJIFILM
Mots-clés:
cinéma (industrie du) ; numérisation ; stratégie ; États-Unis ; JaponRésumé
Dans les années 1960 et au début des années 1970, au moment du pic de formation de conglomérats, de nombreuses entreprises ont commencé à acquérir des sociétés de secteurs sans
lien avec leur cœur de métier. Jusqu’au milieu des années 1970, il y eut peu de changement
dans le haut du classement des grandes entreprises, mais ensuite, et jusqu’en 1995, plus de la
moitié de ces entreprises perdirent du terrain en valeur absolue aussi bien qu’en termes relatifs.
Dans le domaine de l’industrie cinématographique, à une violente concurrence mondiale s’est ajouté un changement technique d’envergure avec la numérisation. Dans ce contexte, la firme
Eastman Kodak (Kodak), créée en 1880, qui était devenue le plus grand fabricant mondial de
films et un emblème des entreprises états-uniennes, dut se placer en 2012 sous la protection
du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Les raisons de l’échec de Kodak sont analysées au
travers d’une comparaison avec Fujifilm, le plus grand fabricant japonais de films. Alors que,
jusqu’à présent, Kodak n’a pas réussi à s’adapter de façon adéquate, Fujifilm s’est transformé
en une entreprise très rentable. Pourquoi Kodak a-t-il échoué et Fujifilm a-t-il subsisté ?