LA CONVENTION EUROPÉENNE SUR LA BIOMÉDECINE ET LES DROITS DE L’HOMME : UNE AMBITION PRAGMATIQUE
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https://doi.org/10.54695/dss.62.01.2765Mots-clés:
Conseil de l’Europe, Convention sur la biomédecine, Convention européenne des droits de l’homme, Cour européenne des droits de l’homme, dynamique de convergences.Résumé
Ce que dit la Convention européenne sur la biomédecine
et les droits de l’homme est très clair. Tout « en gardant
à l’esprit (entre autres) la Déclaration universelle des
droits de l’homme proclamée par l’Assemblée générale des
Nations Unies le 10 décembre 1948 (et…) la Convention
de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 », elle proclame également
que l’homme est « conscient des développements accélérés
en biologie et en médecine ». Elle établit ainsi une dualité
de temps entre les principes des droits de l’homme, qui sont
universels, et les développements en biologie et en médecine,
qui dépendent du cours du temps et de son accélération.
L’expérience fait partie de cette course du temps et c’est
l’expérience encore qui a guidé l’élaboration de la Convention européenne sur la biomédecine et les droits de l’homme
et cette orientation a comporté deux étapes. La première
a concerné l’expérience acquise par le Conseil de l’Europe
dans le domaine de l’éthique médicale et sanitaire tandis
que la seconde visait à harmoniser les législations dans le
domaine des technologies de la reproduction et de la génétique humaine. Cependant, le passage de la première à la
seconde étape a révélé un grand changement dans l’approche
de l’éthique, en la faisant sortir de son appartenance à la
communauté médicale pour l’intégrer dans un débat public
sur les droits de l’homme et les transformations sociales.