L’expertise psychiatrique pénale : à propos de 169 cas

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/dss.55.08.2764

Mots-clés:

Crime, Droit pénal, Expertise, Psychiatrie légale, Troubles mentaux

Résumé

Objectif : Dresser le bilan de cinq ans d’une activité d’expertises psychiatriques pénales.
Sujets et Méthodes : L’étude a porté sur les dossiers des inculpés examinés, dans le cadre d’expertises psychiatriques pénales, dans un service de psychiatrie, à Sfax en Tunisie, entre début 2002 et fin 2006. Il est à signaler que
c’étaient surtout les inculpés présumés présenter des troubles mentaux qui étaient soumis à l’expertise.
Résultats : L’étude a porté sur 169 inculpés, dont 94 % de sexe masculin. Leur âge moyen était de 31 ans 3 mois.
Ils étaient d’origine urbaine ou semi-urbaine dans 80 % des cas. Sur le plan professionnel, le taux des inactifs ou
irréguliers était de 84,6 %. Un passé psychiatrique a été relevé chez 75,2 % et des antécédents judiciaires chez
26,6 %. Les principales infractions étaient : homicide ou tentative d’homicide (17,2 %), coups et blessures (18,9 %),
vol (27,2 %), délits sexuels (8,9 %). Sur le plan nosographique, 49,7 % avaient une personnalité antisociale, 13 %
souffraient de schizophrénie et 11,2 % de retard mental. La démence au sens légal a été retenue pour 35,5 %.
Conclusion : Notre étude a permis de vérifier l’importance de facteurs criminologiques, utiles pour orienter la prévention, comme le sexe masculin, l’âge jeune, la précarité de la situation socioprofessionnelle et les antécédents
judiciaires. Les troubles mentaux étaient fréquents, mais il s’agissait surtout de troubles de la personnalité.

Publiée

2013-02-25

Numéro

Rubrique

Articles