Charlatanisme et violences
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https://doi.org/10.54695/dss.55.06-07.2712Mots-clés:
Charlatanisme, violence, déontologieRésumé
Le charlatanisme, toujours présent dans la société, est l’habitude ou l’art de charlataner, c’est le fait de pratiquer
l'imposture ou le jeu de dupes envers autrui. Les méthodes utilisées par le charlatan sont variées. La violence peut
être pratiquée avec atteinte à l’intégrité corporelle voire la mort. C’est pour cela que le charlatanisme est dangereux.
Nous rapportons dans ce travail, le cas d’une jeune fille âgée de 25 ans, qui a été victime de violences pratiquées
par un charlatan dans le but d’équilibrer sa personnalité.
Nous nous proposons d’analyser ce phénomène social et de comprendre ses composantes, de préciser la position
du médecin et de la déontologie face à ce phénomène, de discuter les conséquences pénales du charlatanisme et
de proposer des mesures appropriées pour réduire l’ampleur de ce phénomène dans notre société.
Le charlatanisme trouve toujours des adhérents de toutes les classes sociales. Il se trouve généré par la synergie
de plusieurs facteurs dont l’analphabétisme, la sous médicalisation, l’absence d’éducation sanitaire, le faible niveau
économique et le vide juridique. Pour cela et pour protéger les malades contre les charlatans, l’exercice de la
médecine est réglementé par la législation et la déontologie.
Malheureusement, le code pénal tunisien CPT ne sanctionne pas le charlatanisme médical. Le charlatanisme
peut être poursuivi, dans ce cas, comme un délit d’escroquerie, d’exercice illégal de la médecine ou de coups et
blessures volontaires selon les articles 208, 218, 219, 291 et 319 du CPT et la loi n° 91-21 du 13 mars 1991.
a coté de cette législation, tous les constituants de notre société civile doivent participer activement, chacun en
ce que lui concerne, à la lutte contre le charlatanisme et ses risques.