Fin de vie, euthanasie, complexité
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https://doi.org/10.54695/dss.50.03.2485Mots-clés:
Bioéthique, Soins palliatifs, Euthanasie, Complexité, Ethique cliniqueRésumé
Les problématiques posées par la fin de vie et notamment la controverse entre le recours aux soins palliatifs et
à l’euthanasie ne peuvent continuer à être soumises à la société sous la forme d’éthiques de conviction qui n’intègreraient pas les différentes réalités des pratiques sociales, dont celle des professionnels soignants. Les arguments
qui conditionnent les appréciations que l’on peut en faire sont souvent dépendants de situations cliniques complexes. Aussi s’avèrent nécessaires deux mouvements, l’un de déconstruction de la réalité ou de décomposition en
niveaux ou sphères différentes, l’autre de réflexion éthique. En effet, la pensée peut alors prendre appui des spécificités de ces différents niveaux, ce qui permet alors d’alimenter une analyse éthique critique à partir des tensions développées par leurs différentes présences.
Il s’agit de s’inspirer d’un raisonnement basé sur une autre logique que la logique aristotélicienne, logique qui
admet notamment que deux éléments contraires, voire opposés puissent coexister en un même temps et en un même
lieu. C’est le principe de tiers inclus.
A partir de ce dernier, les tensions déployées par les différents niveaux de réalité considérés peuvent permettre
d’envisager particulièrement le recours par le praticien à une exception d’euthanasie. Une telle approche argumentative permet de bénéficier, seulement ensuite, de créations de pensées qui peuvent être indépendantes des
idéologies. Ainsi pourront être discernées les différentes actions possibles de celles qui parmi elles soient faisables.
Ainsi peut s’évaluer éthiquement une action.