Infanticide à Conakry : étude médico-légale de 20 cas

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/dss.50.01.2445

Mots-clés:

Infanticide, Epidémiologie, Etude médico-légale.

Résumé

L’infanticide n’est pas l’apanage des pays développés. L’objectif de cette étude était de déterminer la fréquence
et l’aspect médico-légal de l’infanticide à Conakry (Guinée). Il s’agit d’une étude rétrospective continue portant
sur tous les cas d’infanticide enregistrés dans la période allant de Juillet 2003 à Janvier 2007. Tous les cas d’infanticide ayant fait l’objet d’une expertise médico-légale sont étudiés. Au total, nous avons colligé 20 cas d’infanticide des 75 homicides d’enfants enregistrés pendant cette période d’étude soit 26,6 %. L’âge moyen des victimes était de 5,1 ans [extrêmes de J1 à 15 ans]. La tranche d’âge la plus touchée était celle comprise entre 0 et 4
ans avec une fréquence de 60 %. Le sexe masculin représentait 55 % de la série. Les traumatismes crâniens (20 %)
et thoraciques (15 %) étaient les principales causes de la mort. Les lésions mortelles étaient des hématomes (45 %)
suivies des plaies profondes (35 %). Les instruments contondants (50 %) et tranchants (30 %) étaient les agents
vulnérants les plus utilisés par les auteurs. L’âge moyen des auteurs était de 26,6 ans [extrêmes de 15 à 41 ans].
Les auteurs étaient le souvent des jeunes âgés de 22 à 28 ans (soit 50 %). Il s’agissait pour la plupart des mères
biologiques des victimes (65 %) sans antécédent juridique ni psychiatrique connu (85 %), et consommant pour
40 % d’entre elles du cannabis. Le jugement était prononcé dans 40 % des cas pour lesquels la majorité des auteurs
était confiée provisoirement à un centre d’accueil

Publiée

2008-06-01

Numéro

Rubrique

Articles