Psychiatrie et neuroimagerie : peut-on faire confiance à la science aux assises ?

Authors

  • S. Mouchet-MageS

DOI:

https://doi.org/10.54695/dss.56.01.2766

Keywords:

Psychiatrie médicolégale, Neuroimagerie, Responsabilité pénale, Expertise psychiatrique,, Neurosciences

Abstract

Depuis plusieurs décennies, des progrès considérables ont été effectués dans l’utilisation de la neuroimagerie
structurale et fonctionnelle en psychiatrie. Des anomalies morphologiques de structures régulatrices des émotions,
en particulier du cortex préfrontal et du système limbique ont été retrouvées chez les sujets violents présentant un
trouble psychiatrique ou un trouble de personnalité. Sur le plan fonctionnel, des dysfonctions frontales ont été
mises en évidence, concernant des réseaux impliqués dans les comportements d’empathie ou de colère ; à titre
individuel, il est possible d’objectiver l’existence d’hallucinations acoustico-verbales ou de désinhibition iatrogène potentiellement criminogènes. Cependant, l’utilisation de ces techniques en cour d’assises présente des limites,
et leur apport pour la détermination de l’irresponsabilité pénale pour trouble mental semble encore sujette à discussion.

Published

2013-06-17

Issue

Section

Articles