Prééclampsie : la piste d’ un défaut de la stéroïdogenèse
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https://doi.org/10.54695/rhh.26.02.4271Mots-clés:
œstradiol, aromatase, prééclampsie.Résumé
Alors que la physiopathologie du syndrome maternel de préeclampsie est beaucoup mieux comprise,
celle de son versant placentaire, qui est le primum
movens du syndrome, reste mystérieuse. Les outils
modernes et spécifiques de mesure des stéroïdes
comme la spectrométrie de masse après chromatographie gazeuse, ont cependant permis de détecter
une diminution de la synthèse de l’œstradiol dans
le sang des femmes accouchant dans un contexte
de préeclampsie. Ce défaut semble consécutif à un
défaut d’aromatisation des androgènes fœtaux et
maternels par le placenta. Ici, nous faisons l’hypothèse que ce défaut est précoce et joue un rôle causal dans les anomalies de la pseudovasculogénèse
placentaire qui caractérisent mais aussi induisent la
préeclampsie.