Faut-il tenir compte des caractères génétiques de l’ulcère veineux ?
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https://doi.org/10.54695/mva.62.01-02.2272Résumé
A coté des affections spécifiques s’accompagnant de
varices, certains sujets sont porteurs de gènes agissant sur
la prévalence des varices et de l’ulcère. Ainsi une diminution
du collagène bénéfique de type III dans la veine et dans la
peau des sujets dénonce une maladie systémique favorable
à l’ulcère. Le facteur V Leiden est un risque de thrombose
veineuse mais aussi d’ulcère avec récidives. Les gènes de
l’hémochromatose (HFE C282Y et H63D) augmentent le
dépôt de fer cutané et le risque ulcéreux. Or ces gènes sont
fréquents dans la population nord européenne. Le risque
d’ulcère est aussi lié à un polymorphisme d’un gène du
récepteur b des œstrogènes. Pour la cicatrisation de l’ulcère
ouvert, le facteur XIII doit être à un taux normal et qualitativement adapté: le XIII présentant le polymorphisme V34L
et P564 est plus actif ; son absence entraîne un retard de
cicatrisation. La mise pratique de ces recherches dans les
familles de patients, surtout pour le gène fréquent de l’hémochromatose, demande néanmoins une décision consensuelle.